
L’essentiel
Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 18 avril 2027, le second le 2 mai. Attendre ne garantit rien : les taux de crédit remontent depuis la rentrée 2026 et une période électorale rend souvent les acheteurs plus prudents. Si votre projet est prêt, vendre avant l’élection, avec un prix juste et un bien présenté sous son meilleur jour, reste souvent la décision la plus sereine.
Sommaire
Où en est le marché immobilier à la rentrée 2026 ?
Trois chiffres pour situer le moment :
- Des prix quasi stables. Sur un an, les prix de l’ancien reculent légèrement, de 0,6 % à fin juillet 2026 d’après les avant-contrats des Notaires de France (-0,9 % pour les maisons, -0,3 % pour les appartements).
- Moins de ventes. La Fnaim anticipe entre 900 000 et 920 000 transactions en 2026, soit 5 à 6 % de moins qu’en 2025.
- Des taux qui remontent. En septembre 2026, le courtier Pretto relève des taux moyens de 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans, en hausse d’environ 0,1 point en un mois. En cause : l’OAT à 10 ans, qui a franchi les 4 %.
Autrement dit, le marché n’est ni en chute ni en euphorie. Il est sélectif : les biens bien placés, au bon prix et bien présentés partent ; les autres attendent.
Ce qu’une élection présidentielle change vraiment
Des acheteurs plus attentistes
Selon le baromètre Maslow.immo réalisé par Discurv en août 2026, un Français sur trois pourrait avancer ou reporter un investissement locatif selon le résultat de l’élection, et 21 % penchent plutôt pour le report. Les investisseurs attendent de connaître la future politique fiscale ; une partie des acquéreurs se met en retrait pendant la campagne.
Une fiscalité inconnue
Aucun programme n’est encore arrêté. Les éventuels changements (fiscalité locative, droits de mutation, aides à l’accession) passeraient ensuite par une loi de finances. Parier sur une mesure précise pour choisir sa date de vente revient donc à parier sur un calendrier incertain.
Une concurrence plus visible
Moins d’acheteurs actifs, ce sont des annonces qui se comparent davantage. Sur les portails, on ne visite plus un bien : on le fait défiler. Les premières secondes de l’annonce comptent plus que jamais.
Attendre ou vendre : quatre questions à vous poser
- Votre calendrier de vie. Mutation, déménagement, naissance, séparation, succession : quand la date est dictée par la vie, mieux vaut préparer la vente que la subir.
- Votre prochain achat. Si vous revendez pour racheter dans le même marché, une baisse ou une hausse des prix joue dans les deux sens. Ce qui compte, c’est l’écart entre les deux opérations.
- Le coût de l’attente. Taxe foncière, charges, éventuel crédit relais, et surtout des taux qui montent : chaque hausse réduit la capacité d’emprunt de vos futurs acheteurs.
- L’état de votre bien. Un bien prêt à être montré se vend en période calme comme en période agitée. Un bien qui demande un effort d’imagination souffre dès que le marché ralentit.
Vendre avant 2027 : comment faire sortir votre bien du lot
- Un prix juste dès la mise en vente. Un prix surévalué reste le premier frein à une vente rapide. Mieux vaut entrer au bon niveau que baisser trois fois.
- Une préparation légère mais précise. Désencombrer, réparer les petits défauts, harmoniser la lumière, réchauffer les pièces froides : le home staging n’est pas une affaire de gros budget, mais de regard. Pour les intérieurs un peu datés, voyez comment réchauffer une maison des années 2000 sans travaux.
- Des photos qui donnent envie de pousser la porte. Lumière naturelle, lignes droites, une photo par pièce, et les détails qui rendent votre bien singulier.
- Une annonce qui raconte. Commencez par ce que votre bien a d’unique, pas par sa surface.
Et si vous choisissez d’attendre ?
Attendre peut être un choix raisonnable, à condition d’utiliser ce temps. Triez, réparez, photographiez pièce par pièce. Le jour où vous déciderez de vendre, votre bien sera prêt, et vous n’aurez pas à courir après le marché.
Vous hésitez sur la bonne stratégie pour votre bien ? Parlons de votre maison : un regard extérieur suffit souvent à y voir clair.
Questions fréquentes
Les prix de l’immobilier vont-ils baisser après la présidentielle 2027 ?
Personne ne peut le prévoir de façon fiable. À la rentrée 2026, les prix de l’ancien sont quasi stables sur un an (-0,6 % selon les Notaires de France). L’élection pèse surtout sur le comportement des acheteurs, plus attentistes, et sur les taux, déjà orientés à la hausse.
Quand mettre sa maison en vente avant l’élection ?
Le premier tour est prévu le 18 avril 2027, en plein printemps, la saison que beaucoup de vendeurs visent. Mettre en vente dès l’automne 2026 ou l’hiver permet de ne pas dépendre du calendrier électoral et de toucher les acheteurs déjà financés.
Faut-il faire des travaux avant de vendre ?
Rarement de gros travaux. Réparer les petits défauts, désencombrer, réchauffer la lumière et soigner les photos de l’annonce suffisent souvent à faire la différence face aux biens concurrents.
Sources
- Notaires de France, indicateurs avant-contrats, cités par Optimhome, septembre 2026
- Fnaim, prévisions 2026, citées par Optimhome, septembre 2026
- Pretto, analyse des taux immobiliers, septembre 2026
- Baromètre Maslow.immo / Discurv, août 2026, relayé par Pretto
- Calendrier électoral : premier tour prévu le 18 avril 2027, second tour le 2 mai 2027
Cet article donne des repères généraux. Il ne remplace pas l’avis d’un notaire ou d’un professionnel de l’immobilier sur votre situation.